L’apaisement miraculeux
Julien a pris Léa et l’a blottie contre son torse. Sa large main soutenait délicatement sa petite tête. Il s’est mis à fredonner très doucement, un son à peine audible, en la berçant avec une infinie délicatesse.
Les hurlements se sont mués en gémissements…
Puis le silence est tombé.
Léa dormait.
Pour la première fois depuis sa naissance, elle était paisible.
Camille a éclaté en sanglots, cette fois de soulagement.
— Mais comment avez-vous fait ?
— La sérénité. Les tout-petits sont des éponges à émotions. Ils ont besoin de sentir une présence calme et stable.
Il nous a rendu notre fille, profondément endormie et sereine.