Vaccins à ARN messager : ils n’augmentent pas le risque cardiovasculaire chez les moins de 75 ans
Les vaccins à ARN messager Pfizer et Moderna n’augmentent pas les risques d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral ou d’embolie pulmonaire chez les moins de 75 ans. C’est la conclusion d’une nouvelle étude menée par le groupement Epi-Phare constitué par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam).
Ces travaux, dévoilés le 18 janvier, ont analysé le risque d’événement cardiovasculaire associés aux vaccins Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Janssen chez les 18-74 ans. “Cette étude confirme la sécurité des vaccins à ARN messager vis-à-vis du risque d’évènement cardiovasculaire grave chez les adultes”, est-il écrit dans un communiqué. Un précédente étude sur le vaccin Pfizer avait été menée chez les plus de 75 ans : ses résultats n’étaient pas “en faveur d’une association entre le vaccin de Pfizer-BioNTech et la survenue d’événements cardiovasculaires graves dans les 14 jours suivant la vaccination”.
Quid des vaccins AstraZeneca et Janssen ? Une légère augmentation du risque cardiovasculaire a été observée. Il s’agit plus précisément d’un risque d’infarctus du myocarde et d’embolie pulmonaire chez les adultes, dans les deux semaines suivant l’administration de ces vaccins. Cependant, les auteurs de l’étude rappellent que “la maladie à Covid-19 est elle-même fortement associée à un risque de complications cardiovasculaires”.