Une façade qui cache bien son jeu

La bâtisse qu’elle indique semble des plus banales. Pelouse entretenue, persiennes closes, absence de bruit. Rien ne trahit d’éventuels désordres. Poussé par une intuition professionnelle, l’officier s’avance. La porte n’étant pas verrouillée, il frappe, s’annonce, puis pénètre à l’intérieur.
Les événements qui ont suivi demeurent entourés de zones d’ombre. Les versions divergent : certains évoquent des sons étouffés, une atmosphère oppressante. D’autres mentionnent la découverte de correspondances ou de croquis infantiles. Mais l’élément le plus marquant reste l’interrogation que la petite adressa ensuite au policier :
— Monsieur, c’est quoi « s’en aller pour de bon » ?